« Kadéï est le résultat de notre attachement profond pour l'Afrique »

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Le Monde du Droit a interrogé Ghjuvana Luigi et Sarah Sameur à propos de la création du cabinet Kadéï.

Pourquoi avez-vous créé le cabinet Kadéï ?

Kadéï est d'abord le résultat de notre attachement profond pour l'Afrique parce que nous y avons travaillé toutes les deux pendant très longtemps.
Nous avons la volonté de travailler sur le continent africain pour offrir aux États africains, institutions financières internationales, banques et acteurs privés locaux et internationaux, une expertise de premier plan en développement et financement de projets dans toute la région subsaharienne francophone.

Par ailleurs, nous ressentions une perte de sens de notre métier après nos expériences dans des grands cabinets internationaux.
Avec Kadéï, nous souhaitons renouer avec les valeurs de la profession et faire émerger une révolution c'est-à-dire changer de modèle économique des cabinets d'avocats et changer de modèle de travail. Nous revendiquons une certaine éthique des affaires.
En définitive, nous souhaitons offrir une alternative écoresponsable en faisant du sur-mesure pour nos clients, dans notre manière de travailler, et en ayant des coûts adaptés à la réalité du marché. 

Quelle est la spécificité du cabinet ? 

Notre cabinet est dédié à l'Afrique exclusivement sur une niche d'activités qui comprend les projets, les financements de projets et l'arbitrage. 
En outre, s'agissant de la facturation, nous ne pratiquerons pas un système de taux horaire par année d'expertise. Nous ne ferons pas payer aux clients des choses qui n'ont pas de valeur ajoutée. Nous nous adapterons aux besoins de nos clients avec une équipe resserrée.

Comment imaginez-vous le développement du cabinet ?

Nous souhaitons rester sous la forme d'une boutique, mais avec l'ambition d'avoir quand même une dizaine d'associés à moyen terme d'ici à 5 ans.
Nous avons déjà un réseau d'avocats avec lesquels nous travaillons.
En définitive, nous souhaitons faire naître un nouveau modèle économique et un nouveau modèle de travail.
Nous espérons qu'il y aura d'autres nouvelles structures qui voudront faire une petite révolution dans la pratique de l'avocature dans notre secteur sur l'Afrique subsaharienne.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier   

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