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Etude de Linklaters : les activistes donnent des vapeurs aux conseils d’administration

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Une étude commanditée par le cabinet Linklaters met en évidence une hausse de l'activisme des actionnaires, notamment dans les sociétés cotées. 

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Selon une étude récente commanditée par Linklaters, les entreprises font face à un dynamisme accru des investisseurs activistes qui cherchent à exercer un pouvoir d’influence au sein des grands groupes.

Linklaters souligne que 323 actions ont été menées par des activistes au cours des neuf premiers mois de l’année à travers le monde, en augmentation de 88% par rapport aux 172 dénombrées en 2010. Les entreprises américaines restent majoritairement visées avec une hausse de 80% des actions entre janvier 2010 et septembre 2013. Au cours de cette même période, les actions menées auprès d’entreprises européennes ont augmenté de 62%.

Pour Charles Jacobs, associé Londonien de Linklaters : "L’activisme des actionnaires est en hausse et a un impact sur les conseils d'administration européens. Les grandes entreprises sont généralement bien préparées pour parer aux tentatives de prise de contrôle, mais elles doivent l’être également pour mieux répondre à l’apparition de ces mouvements d’activistes parmi leurs actionnaires".

L’activisme est un phénomène relativement récent au sein de l’actionnariat des sociétés françaises mais les actions menées par ces investisseurs ont particulièrement augmenté au cours des 24 derniers mois et ont principalement porté sur des sociétés cotées.

A ce titre, Fabrice de La Morandière, associé Parisien de Linklaters, souligne toutefois que : "les entreprises françaises sont de mieux en mieux préparées pour gérer l’action de ces investisseurs particuliers, notamment à l’occasion des assemblées générales où les activistes prennent de plus en plus de place".

L’étude de Linklaters indique qu’au niveau mondial, les activistes ont augmenté le nombre de leurs actions de 129% depuis 2010 auprès des sociétés dont la capitalisation boursière excède 2 milliards de dollars. Selon M. Jacobs : « Parmi tous les secteurs industriels, seules quelques grandes entreprises semblent aujourd’hui immunisées contre l’action de ces investisseurs".

Depuis janvier 2010, le nombre d’activistes demandant à être représentés au sein des conseils d’administration a bondi de 24% et l’on constate au cours des 9 premiers mois de 2013 que ces demandes sont trois fois plus fréquentes que la seconde requête tendant au rachat de leurs actions.

Le doublement depuis 2010, du nombre de campagnes visant à mettre fin au mandat des dirigeants ou d’autres membres du conseil ou à modifier les règles de gouvernance met en évidence la pression exercée par les activistes sur les administrateurs. D’ailleurs, Charles Jacobs ajoute : "La pression exercée sur les conseils d’administration afin qu’ils prennent en compte les agendas des activistes est telle qu’aucune équipe de direction ne peut se permettre de négliger leur approche". Selon l’étude de Linklaters, au niveau mondial, le nombre d'actionnaires ayant une stratégie activiste avérée a augmenté de 116% depuis 2000.

Le terrain de jeu privilégié des actionnaires activistes reste celui du secteur des services financiers, mais on note une forte diversification vers d'autres secteurs comme ceux des services ou des nouvelles technologies. Au cours des neuf premiers mois de cette année, le secteur des services a représenté 24% des actions militantes, tandis que les entreprises technologiques représentaient 22% du total de ces activités au niveau mondial.

Alors que le "Printemps des actionnaires" de l'année dernière a également porté sur la rémunération des dirigeants, Linklaters souligne que l’un des thèmes sous-jacents est aujourd’hui celui de l’utilisation des liquidités détenues par les entreprises pour permettre soit des rachats d'actions, soit le versement de dividendes exceptionnels ou la réalisation d’acquisitions.

Les mérites financiers des stratégies d'investissement des activistes sont difficiles à mesurer mais l’étude de Linklaters suggère que leurs bénéfices varient de façon significative en fonction de la réaction des conseils d’administration vis-à-vis de ces investisseurs particuliers. Jeremy Parr, qui dirige la division Corporate chez Linklaters conclut d’ailleurs : "Les entreprises devraient considérer les arguments de chaque activiste au cas par cas. Les conseils d’administration peuvent être tenus de décider rapidement s’ils doivent y répondre et comment".

Si en dehors de l'Amérique du Nord et de l’Europe mais selon l’étude menée pour Linklaters par Activist Insight, le fournisseur de données, les interventions des activistes dans le reste du monde ont triplé entre janvier 2010 et septembre 2013.

Quelques chiffres 

- L’intervention des actionnaires activistes au sein des entreprises a progressé de 88% au niveau mondial entre le 1er janvier 2010 et le 30 septembre 2013, principalement en Europe et aux États-Unis ;
- Depuis janvier 2010, ils ont amplifié de 129% leurs actions dans les entreprises dont la capitalisation boursière excède 2 milliards de dollars
- Le nombre de ceux qui cherchent à être représentés au conseil d’administration a bondi de 24% depuis 2010
- En France, ils ont intensifié leurs activités au cours des 24 derniers mois, principalement auprès de sociétés cotées.

Retrouvez plus d’informations sur ce sujet sur www.linklaters.com/activismrising